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"Déclaration des primo-arrivants": une intégration obligée, mais à quoi? - carte blanche

Le 24 novembre 2016, la loi insérant une condition d'intégration dans la loi sur le séjour des étrangers est entrée en vigueur. 1En sus, le gouvernement a cru bon d'introduire une "Déclaration des primo-arrivants" dans l’arrêté royal du 8 octobre 1981 sur l’accès au territoire, le séjour, l’établissement et l’éloignement des étrangers. Ce projet est en cours de négociation entre l'État fédéral et les entités fédérées qui doivent encore parvenir à un accord sur le contenu de cette déclaration. Nos organisations ont déjà fait part aux différents responsables politiques de leur opposition et de leurs inquiétudes concernant ce projet. Nous les leur rappelons ci-dessous et les appelons aujourd'hui à en tenir compte lors de leurs prochaines négociations.

La création de duos entre citoyens et migrants

En 2016 et 2017, le CIRÉ a soutenu, à travers deux projets, la participation sociale des migrants et l’engagement citoyen à leur égard. Au cœur de ces projets, menés avec le soutien de la Cohésion sociale bruxelloise et de la Fondation Roi Baudouin, se trouvait la volonté de favoriser les rencontres entre migrants et citoyens belges. Cette volonté répondait à un constat d’actualité : dès l’été 2015, l’arrivée importante de réfugiés en Belgique a encouragé de nombreux citoyens à s’engager et à proposer leur aide au secteur associatif.

18 ans, l’âge de l’autonomie ? L’accueil des mineurs étrangers non accompagnés (MENA) demandeurs d’asile en Belgique francophone

Depuis quelques années, de plus en plus de mineurs arrivent en Belgique sans leurs parents pour y demander l’asile. Ce phénomène est la conséquence des tensions qui se développent à travers le monde et qui touchent de manière directe les enfants. En Belgique, ces mineurs qui ne sont accompagnés ni d’un parent ni d’un tuteur sont accueillis dans des structures qui leur sont dédiées.

Aborder la question des personnes sans papiers au Parlement francophone bruxellois

Chaque mois, le Parlement francophone bruxellois accueille des organisations de la société civile dans le cadre d’un Jeudi de l’Hémicycle. La matinée du jeudi 30 novembre 2017, organisée par la CSC, la FGTB, le CIRÉ et la Coordination des sans-papiers de Belgique, était consacrée aux droits et à l’intégration des étrangers à Bruxelles, y compris les sans-papiers. Près de 160 personnes y participaient, dont onze parlementaires de quatre partis (plus une indépendante).

Familles en errance? Ce n'est pas de mon ressort!

Le CIRÉ, la Plateforme familles en errance, Bruxelles Laïque et le Délégué général aux droits de l'enfant ont organisé, le 18 mai 2017, un évènement conçu comme un "work in progress" autour de la situation des familles en errance. Ces familles, migrantes, sont ballottées d'un pays, d'une ville, d'un quartier, d'un squat ou centre d'accueil d'urgence à un autre et s'entendent régulièrement répondre par les institutions et structures auxquelles elles s'adressent : "ce n'est pas de mon ressort".

"réfugié cherche logement", un parcours du combattant !

L’insertion sur le marché du logement des réfugiés et des bénéficiaires de la protection subsidiaire, arrivés en grand nombre dans les structures d’accueil pour demandeurs d’asile d’août 2015 à janvier 2016, constitue un réel défi. Le haut taux de protection actuel (en moyenne 60% en 2015-2016 et 50% en 2017) amène en effet ces personnes à devoir quitter les structures d’accueil pour s’installer en Belgique.

Des politiques d’intégration détournées de leur objectif

Dans cette analyse, le CIRÉ se penche sur les récentes modifications et propositions législatives en matière d’intégration, de citoyenneté et de séjour. Présentés comme une priorité politique, ces changements interviennent dans un contexte d’insécurité, ce qui n’est pas sans conséquences.

Ouvrir les frontières - Plaidoyer pour une autre politique migratoire

Le CIRÉ propose aujourd’hui une réflexion sur la politique migratoire européenne. Une réflexion qui part du sentiment d’horreur face aux causes de la migration et aux conditions dans lesquelles elle se déroule. Du refus d’une politique de fermeture, de répression et d’amalgames dangereux. Ce "Plaidoyer pour une autre politique migratoire" se veut aussi une réponse au sentiment d’impuissance face aux drames de l’injustice migratoire.

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